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Information / Réclamation

Centre d’Information
du Ministère de l’agriculture
et de la pêche maritime au
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Rongeurs

 

La faune marocaine est très riche en espèces de rongeurs considérés comme nuisibles à l’agriculture et ce en raison des dégâts causés particulièrement sur des cultures telles que les céréales, le tournesol, les cultures maraichères, les cultures légumières, l’arachide….. On distingue deux grands groupes:

 

- les rongeurs agrestes: qui sont des espèces vivant dans les champs et qui s’attaquent aux cultures et aux plantes spontanées parmi lesquelles on compte: la Mérione de Shaw (Meriones shawi) et la Gerbille (Gerbillus campestris);
- les rongeurs anthropophiles: espèces vivant avec l’homme dans les agglomérations, les étables et les entrepôts. Il s’agit notamment de Rattus norvegicus, Rattus rattus et Mus musculus. Il est à noter que la lutte contre ce groupe de rongeurs relève de la compétence des Bureaux Municipaux d’Hygiène.

 

Concernant les rongeurs agrestes, les dégâts commis par la Mérione de Shaw et la Gerbille peuvent être classés en trois types:


- Les dégâts directement causés sur les cultures attaqués;
- Les pertes occasionnées à cause du stockage des réserves de graines dans les terriers;
- Les pertes occasionnées sur la zone arable des terres cultivées par le creusage des terriers.

 

 

L’espèce la plus dominante et la plus adaptée aux différents types de milieux, répartie sur presque les deux tiers du pays est la Mérione de shaw. En effet, elle cause des dégâts considérables sur les cultures du blé et d’orge. Les attaques peuvent avoir lieu du semis jusqu’à la maturité des céréales. Au stade plantule, les fortes attaques se caractérisent par l’apparition de zones dépourvues de végétation au niveau des champs. A la maturité des graines, les épis sont entièrement coupés et acheminées pour le stockage dans les terriers. Les quantités stockées peuvent atteindre 13 Kg en moyenne par terrier. Les mériones peuvent également s’attaquer à d’autres cultures notamment les cultures maraichères, légumineuses et arboricoles. En plus des dégâts sur les cultures, cette espèce est reconnue comme étant un réservoir de l’agent causal de la leishmaniose cutané, maladie transmissible à l’homme et qui touche plusieurs régions du pays (Tata, Ouarzazate, Errachidia et Figuig).

 



Concernant la gerbille, les dégâts les plus importants sont ceux commis dans la culture d’arachide et en particulier à la maturité des gousses. En effet, les quantités d’arachide stockées dans les terriers atteignent parfois 5 kg. Ces quantités peuvent bien dépasser ce chiffre en cas de forte pullulation.

 

 

La protection des plantes cultivées des attaques des rongeurs champêtres s’effectue par les biais de la surveillance des populations de ces ravageurs et par la mise en œuvre de campagnes de lutte menées essentiellement par l’emploi d’appâts empoisonnés. Les campagnes de lutte, menées en étroite collaboration avec les autorités locales, sont supervisées par les services régionaux de la protection des végétaux.

 

 

Enfin, il y a lieu de signaler que les études sur l’activité biologique de la mérione de Shaw montrent une corrélation étroite avec la quantité et qualité du couvert végétal et de la pluviométrie. Cette corrélation constitue un indicateur important pour prévoir l’importance des pullulations de cette espèce dans les zones habituelles d’infestation.

 

 

La lutte contre les rongeurs est particulièrement difficile, car il s’agit d’animaux doués d’une très grande faculté d’adaptation. Leur comportement et mode de vie révèlent une grande intelligence, et sont en outre très prolifiques.

 

 

Les actions de lutte contre les rongeurs visent notamment à maintenir à un niveau tolérable les populations des rongeurs nuisibles à l’agriculture. Elles sont régies par des arrêtés gubernatoriaux émis par les autorités locales. Ces arrêtés définissent les zones, les périodes et les techniques recommandées à ce sujet.

 

 

Lors des opérations de grande envergure, les traitements se font collectivement par les agriculteurs avec l’encadrement des techniciens du Service de la Protection des végétaux. Ces traitements se font en présence des autorités locales. Les agriculteurs reçoivent avant chaque opération, une démonstration sur l’utilisation de l’appât et les précautions à prendre au cours des traitements.

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